Vous ramassez plus de cheveux qu’avant dans la douche, sur la brosse, sur l’oreiller. C’est le mois où ça arrive, et ce n’est pas un hasard : la chute d’automne est un phénomène saisonnier documenté, décalé de deux à trois mois par rapport à l’été. Voici ce qui se passe, combien de temps ça dure, quand il faut consulter, et les gestes qui limitent la casse en attendant.
Un cuir chevelu porte en moyenne 100 000 à 150 000 cheveux, et en perd naturellement plusieurs dizaines par jour. Ce chiffre n’est pas stable toute l’année : il monte à l’automne, chez une grande partie de la population, puis redescend.
01Pourquoi ça tombe maintenant, et pas en juillet
Chaque cheveu suit un cycle en trois temps : une longue phase de croissance (anagène), une courte phase de transition (catagène), puis une phase de repos (télogène) au bout de laquelle il tombe, poussé par le cheveu suivant. Les cheveux ne sont pas synchronisés entre eux : c’est pour ça qu’on en perd tous les jours sans jamais voir de trou.
Ce que montrent les relevés, c’est que la bascule en phase de repos, elle, se synchronise en partie avec les saisons. Une étude suisse ayant analysé les trichogrammes de 823 femmes situe le maximum de cheveux en phase télogène en juillet. Un relevé mené sur 2 857 personnes pendant deux années consécutives retrouve une proportion élevée de juillet à octobre. Une étude publiée dans la revue Dermatology, qui a suivi 800 femmes pendant six ans, décrit le même pic saisonnier.
Or un cheveu entré en phase de repos ne tombe pas tout de suite : il reste accroché deux à trois mois avant d’être libéré. Le calcul est simple, et c’est tout le sujet de cet article.
Bascule en phase de repos au cœur de l’été, chute visible en octobre et novembre. Ce que vous ramassez aujourd’hui a été décidé il y a deux à trois mois, pas ce week-end.
Cela explique aussi pourquoi changer de shampoing en octobre ne « stoppe » rien du jour au lendemain : le stock de cheveux prêts à tomber est déjà constitué. Ce sur quoi on peut agir maintenant, c’est le confort du cuir chevelu et la casse mécanique, celle qui s’ajoute à la chute naturelle au démêlage et au brossage.
02Combien de temps ça dure, et quand consulter
Une chute saisonnière est diffuse (répartie sur l’ensemble du crâne, sans zone dégarnie), temporaire, et s’étale en général sur quatre à huit semaines. Les cheveux qui tombent sont des cheveux arrivés au bout de leur cycle, remplacés par ceux qui poussent derrière.
Quelques repères simples pour la reconnaître :
- Elle touche toute la chevelure, pas une zone précise.
- Les cheveux tombent en entier, avec leur petite boule blanche à la base, et non cassés en deux.
- Elle se calme d’elle-même après quelques semaines.
Parlez-en à un médecin ou à un dermatologue si la chute dure au-delà de trois mois, si elle laisse des zones dégarnies ou des plaques nettes, si le cuir chevelu est douloureux, s’il y a des rougeurs ou des squames importantes, ou si elle s’accompagne d’une fatigue inhabituelle. Ces situations ne relèvent pas d’un soin cosmétique, et un bilan (fer, thyroïde, carences) est la bonne démarche. Un shampoing, même très doux, ne remplace jamais un avis médical.
03Les gestes qui changent quelque chose
Pendant cette période, le cheveu qui doit tomber tombera. En revanche, tout ce que vous lui infligez en plus, vous pouvez le retirer de l’équation. Ces gestes ne « traitent » pas la chute : ils évitent d’en rajouter.
Lavez doux, et lavez calmement
Beaucoup de personnes espacent les shampoings en période de chute, en croyant limiter la perte. C’est souvent l’inverse qui se passe : les cheveux déjà détachés s’accumulent, et le lavage suivant en libère une poignée d’un coup, ce qui donne l’impression d’une aggravation. Lavez à votre rythme habituel, avec un produit doux.
- De l’eau tiède, autour de 35°C. L’eau très chaude fragilise le film hydrolipidique et laisse le cuir chevelu inconfortable.
- Un massage du bout des doigts, en petits cercles, jamais avec les ongles.
- Un rinçage abondant : un résidu de produit alourdit et démange.
Démêlez comme si le cheveu était fragile, parce qu’il l’est
C’est là que se joue la casse. Démêlez toujours par les pointes, en remontant, sur cheveux essorés et non trempés, avec un peigne à dents larges. Séchez en tamponnant plutôt qu’en frottant avec la serviette.
Relâchez la coiffure et la chaleur
Les queues de cheval serrées, les chignons tirés et les élastiques fins exercent une traction permanente sur les racines. Sur quelques semaines de chute saisonnière, l’effet s’ajoute. Même logique pour le sèche-cheveux à pleine puissance et les fers : baissez la température, augmentez la distance.
Regardez aussi ce qu’il y a dans l’assiette
Le cheveu est fait de kératine, une protéine. Une alimentation variée, avec des protéines à chaque repas, des végétaux et des sources de fer, fait partie du terrain. En cas de doute sur une carence, le bon interlocuteur reste votre médecin, pas un complément pris au hasard.
04Choisir son shampoing pendant cette période
Un shampoing ne fait pas repousser un cheveu. Ce qu’il fait, et c’est déjà beaucoup quand la chevelure se clairsème : il nettoie sans décaper, il laisse un cuir chevelu confortable, et il rend le démêlage moins agressif. Trois critères suffisent à choisir.
- Des tensioactifs doux. Ce sont eux qui font la mousse et le nettoyage. Sur base sucrière ou de coco, ils nettoient sans dépouiller la peau du crâne.
- Peu d’ingrédients inutiles. Silicones et parfums lourds donnent un effet lisse immédiat, qui masque plus qu’il ne soigne.
- Un vrai confort du cuir chevelu. Démangeaisons et tiraillements se règlent avant de se demander quoi appliquer sur les longueurs.
Notre Shampoing Soin à l’Aloé Vera répond à ces trois points : certifié bio, 100% d’origine naturelle, avec 19% de mucilage frais d’Aloé Vera, des tensioactifs sur base sucrière, de l’huile de jojoba et de l’huile de coco. Il nettoie en douceur, laisse le cuir chevelu confortable et facilite le démêlage, ce qui limite la casse au moment où elle coûte le plus cher.
Pour l’utiliser : une noisette sur cheveux mouillés, un massage circulaire du bout des doigts, quelques minutes de pose, puis un rinçage abondant. Renouvelez si les cheveux sont très chargés.
Et le reste de la routine
Si votre cuir chevelu démange ou tiraille en plus de la chute, commencez par là : nous détaillons les gestes dans notre article sur le cuir chevelu irrité. Et si vous voulez comprendre ce que l’Aloé Vera apporte aux longueurs, du démêlage au soin avant shampoing, tout est dans comment utiliser l’Aloé Vera sur les cheveux.
Dernière chose, et c’est la plus difficile à appliquer : ne comptez pas vos cheveux tous les matins. Une chute saisonnière se juge sur plusieurs semaines, pas sur une douche. Dans la grande majorité des cas, novembre est déjà plus calme que octobre.


